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 Don’t ever think about it

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— who run the world ? girls ! —

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MessageSujet: Don’t ever think about it   Dim 11 Mar - 14:00



Don’t ever think about it Sarah & Kathryn
Déjà un mois, pas de prochaine mission avant au moins un autre, en Asie a priori. Sarah n’en pouvait plus. Depuis quelques jours, elle dormait mal, fréquemment réveillée par des cauchemars qui lui laissaient un sale goût dans la bouche et une furieuse envie de vomir. Les sentiments qui planaient autour d’elle de plus en plus longtemps chaque matin n’avaient rien d’agréable et entachaient toutes ses journées, d’autant plus qu’ils lui étaient depuis longtemps étrangers : incompréhension, peur, douleur, abandon, désespoir… Elle émergeait en nage, les muscles douloureux, la gorge sèche et les yeux brûlants. Visiblement, quelque chose tentait de s’exprimer, souvenir ou prise de conscience ? Avait-elle vécu l’enfer ou se réalisait-elle qu’elle se préparer un avenir stérile ?

Elle aurait dû en parler à Livia mais celle-ci remontait juste la pente, commençait à peine à rêver à nouveau à un futur plus heureux, elle se refusait à jeter un voile d’inquiétude là-dessus. Bien sûr, quand elle l’apprendrait, parce qu’elle l’apprendrait forcément, Livia lui en voudrait. Mais peut-être que d’ici là, elle aurait une réponse un peu plus claire à ce qui l’agitait. Mais elle craignait de plus en plus que ce qui l’avait faite entrer dans l’armée puis à l’agence n’était pas juste une envie de voyager tout en se construisant une carrière mais bien un besoin, voire une nécessité, de fuir. Et elle n’aimait pas trop envisager ce qui pouvait amener à tenter d’échapper à ce point-là à sa vie et à sa propre peau durant des années…

Sarah avait beau en détester ne serait-ce que l’idée, elle savait qu’elle ne pouvait continuer à s’aveugler plus avant, elle devait consulter un professionnel. Avant tout parce qu’elle ne pourrait de toute façon pas partir en mission sans danger vu l’état de fatigue et d’anxiété dans lequel elle se trouvait. Elle avait fait quelques recherches et repéré une psychologue qui pourrait convenir, spécialisée en ESPT et également profiler, elle connaissait le monde des forces de l’ordre et avait sans aucun doute une grande probité. Cela ne suffirait pas pour que Sarah se sente vraiment en confiance mais c’était un bon point de départ.

Elle se trouvait donc dans la salle d’attente du cabinet du docteur Kathryn Marsh. Dans l’état où elle était, elle aurait sûrement eu du mal à décrire ce qui l’environnait ; un comble vu son métier. Elle se débattait avec elle-même depuis qu’elle avait franchi le seuil de la pièce. Une seule envie l’habitait, repartir aussitôt. Pourtant, il fallait tenir, il fallait savoir. Epuisée, elle perdait la bataille et se levait au moment où la porte du cabinet s’ouvrit. Elle s’immobilisa, tétanisée, il était trop tard pour reculer et un bruit blanc envahit ses oreilles.
©️ Justayne
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The listening Womanizer


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MessageSujet: Re: Don’t ever think about it   Dim 15 Avr - 6:19



don’t ever think about it

Kat & SarahKathryn Marsh était de ces psychologues consciencieux et méticuleux. Elle n'avait pas pour habitude de faire son travail à moitié et se donnait corps et âme dans ce qu'elle pensait être sa "voie". Elle avait toujours désiré venir en aide aux autres et c'était assez naturellement qu'elle s'était tournée vers ce métier. Plutôt brillante au demeurant, elle exerçait depuis des années et s'épanouissait de cette façon.

Elle avait rencontré des patients d'univers bien différents mais qu'ils soient riches ou dans le besoin, tous s'accordaient à dire que Kathryn était douée et qu'elle les aidait énormément. C'était gratifiant bien entendu mais cela lui permettait de se rendre compte du fait que peu importe de quelle famille nous sommes issus, tôt ou tard, nous avons tous besoin de nous remettre en question. C'est d'ailleurs quelque chose auquel elle pensait souvent : une bonne thérapie pour tout le monde ferait certainement des miracles. Mais là encore, c'était rêvé à une utopie. Parce qu'entre le dire et le faire il y avait un pas énorme à franchir que seuls les plus courageux arrivaient à faire.

Oui, il fallait du courage pour se dire "Voilà, j'ai besoin d'une aide extérieure". Beaucoup de patients arrivaient en disant d'emblée "Je ne suis pas malade mais...". D'autres parlaient de folie... mais tout ce que la psychologue voyait était des êtres humains. Et par définition, être "humain" c'est ressentir des émotions diverses et variées... Et apprendre jour après jour à vivre avec. Alors, oui, demander de l'aide était un acte de courage et c'est ainsi qu'elle rencontrait des patients : en se disant immédiatement qu'ils étaient courageux.

C'est de cette manière qu'elle avait rencontré Sarah Blake. Quand elle avait pris son rendez-vous, elle n'avait pas tout de suite fait le lien avec une autre de ses patientes. Mais quand elle la vit dans sa salle d'attente, prête à partir, elle ne peut se tromper. Oui, c'était bien là soeur de Livia Blake. Une soeur dont elle avait souvent entendu parler. Une soeur qui l'avait aidée et qu'elle voyait comme sa sauveuse, son roc. Et à priori, le roc avait aujourd'hui besoin d'aide.

Avec un sourire bienveillant, Kathryn s'approcha de sa nouvelle patiente potentielle.

« Miss Blake ? Puis-je me permettre de vous inviter à entrer ? »

Elle vit l'hésitation dans les yeux de la brune et l'espace d'un instant, elle cru réellement qu'elle allait décliner et partir. Mais elles se retrouvèrent finalement dans son cabinet.

« Bien, je vais me présenter rapidement. Je me prénomme donc Kathryn Marsh et serai, si vous le désirez, votre psychologue. Vous pouvez m'appeler comme vous le souhaitez. De mon côté, si cela vous convient, je préférerais vous appeler par votre prénom mais c'est à vous de décider. Et il va sans dire que tout ce que vous pourrez dire ici restera entre ces murs... »

L'important dans cette situation était de mettre en confiance la brune qui ne semblait pas forcément à son aise. Cela pouvait se comprendre : il était difficile de se mettre à nue, comme ça, devant une inconnue. Et oui, on pouvait à nouveau parler de courage... Pas le courage d'affronter l'inconnue devant soi, ou la situation différente. Non... Le courage de s'affronter soi-même.
© YOU_COMPLETE_MESS
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MessageSujet: Re: Don’t ever think about it   Lun 16 Avr - 1:47



Don’t even think about it Sarah & Kathryn
« Miss Blake ? Puis-je me permettre de vous inviter à entrer ? »
Sarah hésita, sa voix intérieure lui hurlait littéralement de fuir. Mais un regain d’énergie, induit en elle par une bouffée d’orgueil, l’envahit. Elle n’avait jamais fui devant le danger, elle n’allait pas commencer aujourd’hui, bon sang ! Alors elle suivit la psychologue, tout en reconnaissant intérieurement qu’elle n’avait jamais eu aussi peur de sa vie non plus. Du moins, pas qu’elle s’en souvienne…

« Bien, je vais me présenter rapidement. Je me prénomme donc Kathryn Marsh et serai, si vous le désirez, votre psychologue. Vous pouvez m'appeler comme vous le souhaitez. De mon côté, si cela vous convient, je préférerais vous appeler par votre prénom mais c'est à vous de décider. Et il va sans dire que tout ce que vous pourrez dire ici restera entre ces murs... »

« Non, Sarah, c’est très bien. Docteur, cela vous conviendra ? » Sarah parlait les dents serrées, se montrant presque désagréable, elle l’entendait bien dans son ton de voix mais ne parvenait pas pour autant à y remédier. Il aurait fallu, pour ce faire, qu’elle se détendît et elle n’y parvenait pas. Son corps était tendu comme un arc, presque au point d’en être douloureux. Intérieurement, le désir de fuir oblitérait presque toute pensée cohérente.

La psychologue l’invita alors à lui parler du pourquoi de sa présence. Sarah resta silencieuse longtemps. Elle savait pourquoi elle était venue mais se confier à une autre personne que sa sœur s’avérait extrêmement malaisé, quasiment impossible. Elle luttait intérieurement, ouvrait la bouche puis la refermait sans que rien ne soit sorti. Elle parvint enfin à articuler qu’elle ne dormait plus ou très mal. Et, enfin, d’avoir réussi à commencer rendit la suite non pas aisée mais moins déchirante.

« Je ne sais pas pourquoi je ne dors plus. Enfin, si, je fais des cauchemars mais je ne m’en souviens jamais. Je m’en réveille juste avec une impression d’oppression et d’impuissance atroces et je n’arrive plus à me rendormir. Mais je ne sais pas d’où ils viennent ni pourquoi je les fais. Je ne sais même pas s’ils viennent de quelque chose que j’ai vécue. J’ai été militaire, la guerre peut laisser des traces mais je n’ai pas fait de TSPT après mes différentes missions. Le métier que j’exerce actuellement peut se révéler fort dangereux aussi mais je suis débriefée à chaque fois et aucune de mes missions n’a dégénéré au point d’expliquer de telles angoisses. Et je ne vois pas ce qui, dans ma vie d’avant, aurait pu engendrer ça. Non pas que j’ai eu une vie idyllique avant mais enfin rien de franchement traumatisant non plus, du moins à mes yeux… »

Sarah s’interrompit. Elle ne savait plus quoi ajouter. Elle se demandait à nouveau ce qu’elle était venue faire là et en quoi cela pourrait bien l’aider en quoi que ce soit. Elle regarda sa montre. Le temps passait trop lentement, elle aurait aimé partir dès maintenant.
©️ Justayne
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