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 Don't you shoot that thing at me. ≡ ft. Evan

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— who run the world ? girls ! —


• âge : 31 ans
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MessageSujet: Don't you shoot that thing at me. ≡ ft. Evan   Mer 14 Fév - 9:51

Il est tard. Je viens à peine de rentrer de l’hôpital et la maison est plongée dans le noir. Ma mère et Evan doivent certainement déjà dormir. Tant mieux. J’ai besoin d’être seule un moment. Je suis épuisée et tendue, ma migraine ne m’a pas lâché de la journée. J’ai l’impression de lâcher prise, sans raison particulière. J’ai longtemps hésité à prendre rendez-vous avec un psychologue, parce que je ne sais pas à qui me confier. Mais ma fierté m’empêche de parler de mes problèmes à un inconnu. On aura beau dire aux patients que voir un psy n’a rien de honteux, je ne donne pas le meilleur des exemples. Mais après tout, personne n’est censé savoir que ma vie n’est qu’un enchainement de mensonges et de conneries. Et tout ça par ma faute. Voir l’état de ma mère se dégrader ne m’aide pas vraiment, et c’est bien de là d’où vient tous les problèmes. Je sais très bien qu’elle n’en a plus pour longtemps, mais je n’arrive toujours pas à trouver le courage de lui parler. J’ai tellement de choses à lui dire. Pourtant, dès que je me trouve devant elle, je n’y arrive pas. Si je ne trouve pas la force de le faire rapidement, je risque de le regretter jusqu’à la fin de ma vie.
J’entre dans la cuisine en me massant le crâne, sors un verre et la remplie d'eau pour prendre une aspirine. Puis mon regard se perd un instant dans le vide. J’ai l’impression d’avoir un million de voix qui résonnent dans ma tête. J’ai l’impression d’entendre en boucle tous ces mots qui m’ont blessé. Ceux de ma mère, qui continue de penser qu’elle est en parfaite santé et que je ne suis pas sa fille. Et puis il y a Evan, qui se montre chaque fois plus étrange avec moi. J’ai l’impression de devenir folle, de me monter le crâne et d’imaginer des choses qui n’existent pas réellement. Evan se montre simplement bienveillante avec moi, alors pourquoi elle m’effraie autant? Pourquoi j’ai envie de la fuir dès que je me retrouve avec elle? Je n’arrive pas à comprendre. Dans un élan de colère et d’exaspération, j’attrape mon verre et le balance de toutes mes forces contre le mur, à l’opposé de la pièce. Mon visage vient ensuite se loger entre mes mains, dans un long soupir. Je sens les larmes monter, mes yeux me brûler. C’est la fatigue. C’est juste la fatigue. Je renifle pour tenter de me calmer et entend un léger bruit provenant du couloir. La silhouette d’Evan se dessine dans l’encadrure, me laissant surprise. Il ne manquait plus qu’elle me voit dans cet état... « Je pensais que tu dormais... » lui fais-je d’un ton blasé, détournant mon regard du sien pour aller ramasser mes conneries. Je m’abaisse et commence à récupérer les bouts de verre éparpillés sur le sol en espérant qu’Evan reparte dans sa chambre, lorsqu’un morceau de verre se plante maladroitement dans mon doigt. « Merde! » une goutte de sang se forme rapidement sur ma peau. Décidément, ce n’est pas mon jour. Un médecin s'abîme les mains et c’est la fin du monde. Par réflexe, je me relève lentement et viens passer mon doigt sous l’eau, espérant secrètement que la plaie se fermera comme par magie. Je n’ai même pas le courage d’aller chercher de quoi me soigner, j’ai juste envie d’être tranquille, et d’aller me coucher.
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MessageSujet: Re: Don't you shoot that thing at me. ≡ ft. Evan   Ven 16 Fév - 22:41

La journée a été particulièrement difficile. La mère de Morgan a été épouvantable, je ne sais pas réellement pourquoi elle est ainsi en ce moment. La fin sonne de plus en plus proche, et je ne peux m’empêcher de m’inquiéter. Lorsque son heure sonnera, mon contrat se clôturera et je me retrouverai contrainte à quitter ce foyer. Je n’arrive pas à expliquer mon attachement envers cette vieille femme, me rappelle-t-elle peut-être ma mère, assassinée si cruellement devant mes yeux, ou tout simplement si c’est son histoire qui me touche. Outre mon attachement envers elle, celui envers sa fille est puissant, et j’ai du mal à l’exprimer. J’ai parfois l’impression que les mots me manquent. Je m’amuse à la draguer, à la bousculer et malgré sa froideur qui glacerait n’importe lequel des coeurs brulants, la sienne m’excite davantage. Madame Oakley a été difficile ce soir, elle n’a pas voulu se nourrir, et j’ai été obligé malgré moi d’utiliser la manière forte. La laisser faire. Mon coeur s’est serré à de nombreuses reprises, et lorsqu’enfin, je sens sa respiration s’apaiser me signalant que son corps est en train de rejoindre les bras de morphée. Je ne sais pas quelle heure il est, et pourtant, un bâillement s’extirpe de ma bouche m’indiquant qu’il est tard. Je me frotte légèrement les yeux et me lève du rocking chair de la chambre de la doyenne afin de rejoindre la mienne. Il y a du bruit dans la cuisine, et de la lumière qui attire mon regard pourtant, je rejoins ma chambre sans faire un bruit. Je me glisse doucement dans les draps de mon lit, et clôt mes paupières.

Mon corps s’enveloppe peu à peu de sommeil, lorsqu’un bruit sévère retentit. Je sursaute, allume en vitesse la lumière de ma table de chevet, et sors du lit en nouant ma robe de chambre autour de moi. Je sors immédiatement de ma chambre, et me dirige vers celle de la mère de famille, mais rien à signaler. Je m’approche alors de la cuisine, et y découvre Morgan, le visage dans ses mains, des éclats de verre sur le sol. Merde. Je ne m’attendais pas à la voir pleurer un jour, et encore moins ce soir. « Je pensais que tu dormais... » Je secoue légèrement la tête, mais je n’ai pas le temps de dire quoi que ce soit qu’elle s’abaisse afin de ramasser les bouts de verre qui gisent sur le sol froid. « Tu vas te… » Et bingo. « Merde! » Je la regarde en fronçant les sourcils, et je m’approche d’elle lorsqu’elle s’approche du lavabo pour mettre son doigt sous l’eau. Elle saigne, il faudrait être aveugle pour ne pas le voir. Je la regarde faire quelques minutes, avant de m’éloigner quelques minutes afin d’attraper la trousse à pharmacie qui se trouve dans le buffet du couloir. Je reviens vers elle, un léger sourire aux lèvres. « Je pensais que tu étais chirurgien, pas sirène… » J’aimerai détendre l’atmosphère, alors qui ne tente rien n’a rien. Je m’approche d’elle et dépose la trousse sur le plan de travail, et en sors le désinfectant, et deux compresses stériles. Le paquet de pansement, également. « Laisse moi regarder ça. Tch ! Ne chipote pas. » Je lui offre un léger sourire, réconfortant. J’ai besoin d’être attentive pour elle, mais surtout, de comprendre ce qui lui arrive.

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MessageSujet: Re: Don't you shoot that thing at me. ≡ ft. Evan   Lun 19 Fév - 10:42

Silencieuse, je sens Evan se rapprocher de moi. Mon visage se détourne du sien, comme un enfant qui chercherait à se cacher. J'essuie rapidement mes yeux et grogne dans mon coin tandis qu'elle dépose la trousse de soin sur l’évier. « Je pensais que tu étais chirurgien, pas sirène… » Je ne peux m’empêcher d’esquisser un faible sourire à ces mots. « Laisse-moi regarder ça. » « Non c’est bon, ça va aller. Laisse. Je vais me démerder. Lâche c’est bon. » Je me débats avec les mains d’Evan, alors qu’elle tente d’attraper la mienne pour regarder la blessure. « Tch ! Ne chipote pas. » Je dois avouer qu’elle a une sacrée poigne, quand elle s’y met… Abandonnant finalement le combat, je laisse Evan regarder mon doigt, non sans lâcher un nouveau soupir, agacée. Ma tête vient s’appuyer contre le meuble au-dessus de l’évier, le regard tourné vers Evan. Un regard à la fois colérique et suppliant. J’ai envie qu’elle me laisse tranquille, mais sa présence me réconforte aussi. Peut-être que j’ai simplement besoin de compagnie. Peut-être que parler me ferait finalement du bien, même si je reste persuadée du contraire. Depuis l’arrivée d’Evan, nous n’avons jamais vraiment parlé, toutes les deux. J’en sais le strict minimum sur elle, des informations purement professionnelles. Même si une partie de moi aimerait apprendre à la connaitre, c’est comme si je passais mon temps à me convaincre que ça ne serait pas une si bonne idée. Après tout, se contenter de garder une relation purement hiérarchique ne pourrait que m’aider, non? D’autant plus que je ne suis pas la plus agréable des patronnes, sans réelles raisons. Evan a toujours été adorable, et malgré mes agissements, elle se montre extrêmement patiente, autant avec ma mère, qu’avec moi. Je ne sais pas comment elle fait… Je devrais la remercier, la féliciter même, pour réussir à supporter le caractère des Oakfield tout en faisant un excellent travail. Il faut dire que je suis tombé sur la bonne infirmière. J’en ai encore la preuve ce soir, alors qu’elle se concentre pour soigner mon doigt avec une telle dextérité et une telle douceur… Evan est très consciencieuse, mais s’il n’y avait que ça qui me plaisait chez elle… Je me rends compte que je la dévisage depuis tout à l’heure, et que grâce à ça, j’ai réussi à m’apaiser. « Je sais pas comment je vais faire quand tu ne seras plus là... » cette phrase semble sortie de nulle part, comme si ma bouche avait réussi à se débarrasser de ma conscience, pour prononcer ces mots qui me brûlaient les lèvres depuis quelques minutes déjà. « Enfin je veux dire… quand ma mère ne sera plus là, et que tu devras partir aussi. » je tente de me rattraper tant bien que mal, les yeux baissés cette fois vers nos mains, la tête toujours appuyée contre le meuble. « J’ai l’impression que ça fait une éternité que je n’ai pas vécue seule… et ça m’effraie un peu. » je donne pourtant l’impression du contraire depuis le départ. J’évite tout le monde, je fuis les conversations, les explications. Je ressemble à un fantôme qui erre entre l’hôpital et la maison, muette et portant toute la colère du monde en moi. Mais alors qu’est-ce qui me prends de me comporter de cette façon avec elle ce soir. Depuis quand je parle? S'il te plaît Evan, ne relève pas ce que je viens de dire.
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MessageSujet: Re: Don't you shoot that thing at me. ≡ ft. Evan   Ven 2 Mar - 12:18

Je n’aime pas vraiment retrouver Morgan dans cet état là. C’est assez perturbant quand on y pense, et étrange. Je dois prendre soin de sa mère, et non d’elle et pourtant je ne peux pas m’en empêcher. Je ne tarde pas à prendre la décision de la soigner moi-même, mais comme je m’y attendais, elle chipote. « Non c’est bon, ça va aller. Laisse. Je vais me démerder. Lâche c’est bon. » Je secoue la tête et l’empêche de s’enfuir. Elle n’a pas le choix de toute façon. Elle abandonne, et je lui offre un léger sourire, satisfaite avant de m’occuper d’elle doucement. Je me lave les mains, mais je ne la lâche pas d’un oeil. Le regard qu’elle m’offre n’est pas celui que j’apprécie le plus, il est étrange, presque incompréhensible. J’y lis de la colère, mais aussi un appel. Un appel au secours ? Je ne sais pas. Le fait est que je fronce légèrement les sourcils et que je m’inquiète pour elle. Je ne tarde pas à lui attraper à nouveau son doigt endolori et sanglant afin de commencer à la désinfecter dans une douceur infinie. Je n’ai pas envie de lui faire mal, et je me concentre sur sa douleur, que je ressens presque à travers les gouttes de sang que j’essuie d’une compresse. Cette proximité m’échauffe légèrement, et je déglutis tandis que je reste concentrée sur sa blessure afin de m’en occuper du mieux possible. « Je sais pas comment je vais faire quand tu ne seras plus là... » Je relève légèrement la tête, pour plonger mon regard dans le sien, un regard remplie de sens. Je ne suis pas obligée de partir. De ne plus être là. J’aimerai parfois lui dire, l’exprimer, mais sa phrase semble être à double sens et je préfère me taire afin de la laisser s’ouvrir à moi, doucement. « Enfin je veux dire… quand ma mère ne sera plus là, et que tu devras partir aussi. » Je baisse à nouveau les yeux sur sa blessure afin de mettre correctement le strip, puis de l’entourer d’une bande pour protéger la plaie cette nuit. Je ne sais pas ce qu’il adviendra de ma relation avec Morgan quand sa mère aura rejoint les anges. Notre relation… c’est n’importe quoi. Elle est ma patronne je ne devrais pas… et pourtant. C’est fou comme parfois, les mots me manquent. Je suis perdue face à elle et je ne sais même pas quoi luire dire. « J’ai l’impression que ça fait une éternité que je n’ai pas vécue seule… et ça m’effraie un peu. »  Je relève la tête vers elle cette fois-ci, le bandage est terminé. « Tu sais Morgan je… » Je me décale légèrement afin de mettre mes mains sous l’eau brûlante du robinet afin de me les laver à nouveau, ne tournant pas la tête vers la brune. « Je sais que ce n’est pas facile de vivre seule. Pour être honnête, je m’inquiète aussi pour l’après… Je me suis tellement habituée à cette maison. A ta présence. » Je passe mes mains dans le torchon pour les essuyer et tourne le regard vers elle. Je m’approche d’elle, et glisse ma main sur la sienne pour vérifier que le bandage est bien mis. En réalité, c’est simplement une excuse pour toucher à nouveau sa peau. « Je suis pas… obligée de partir immédiatement après. Tu sais. Enfin je peux aussi, bien sûr… » Je déglutis. Qu’est ce que je viens de dire ? C’est n’importe quoi… Je dois changer de sujet, et vite. « Enfin, nous verrons en temps et en heure. Le plus tard possible. Comment tu te sens ? Tu as des vertiges ? Tu devrais t’asseoir. Assied toi. » Je décale un siège du bar pour l’encourager à s’asseoir. « Tu veux boire quelque chose ? Je sais pas, hum. » Je réfléchis quelques secondes avant de reprendre la parole. « Qu’est-ce qui se passe, Morgan ? » Et qu’elle ne me dise pas rien. Je ne la laisserais pas s’enfuir.
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MessageSujet: Re: Don't you shoot that thing at me. ≡ ft. Evan   Dim 4 Mar - 12:32

« Tu sais Morgan je… » Silencieuse, je regarde le bandage terminé en écoutant Evan d’une oreille attentive. « Je sais que ce n’est pas facile de vivre seule. Pour être honnête, je m’inquiète aussi pour l’après… Je me suis tellement habituée à cette maison. A ta présence. » c’est tellement dur de cracher le morceau, de lui dire de rester. Foutue fierté. Je n’ai pas envie qu’elle s’imagine n’importe quoi, si je lui demande… Un frisson me parcourt alors que je sens sa main glisser sur la mienne. Mon regard ne quitte plus son visage. « Je suis pas… obligée de partir immédiatement après. Tu sais. Enfin je peux aussi, bien sûr… » je reste muette, incapable de trouver les bons mots. Dans le doute, je préfère ne pas répondre, plutôt que de sortir n’importe quoi... Je n’arrive pas à comprendre pourquoi Evan aurait envie de rester. Je ne me suis jamais vraiment montré agréable avec elle. Et puis, une fois que ma mère ne sera plus là, pour quelle raison serait-elle encore ici? Je peine à l’imaginer me dire qu’elle le ferait pour moi. Evan a toujours été plutôt étrange avec moi, mais je m'efforce de croire qu’elle le fait par sympathie, ou même par pitié. Si seulement ça n’était pas le cas… Ses petits gestes tendres et ses sourires me manqueront. Mais je n’arriverai jamais à l’avouer. J’ai bien trop peur de m’attacher à nouveau. Une seule douleur à la fois, et celle de voir ma mère mourir est déjà insupportable. Alors je n’ose même pas imaginer la chute, si je réalise que je m’invente n’importe quoi avec Evan. Je fais partie de ceux qui n’ont aucune confiance en l’amour. Par le vécu de mes parents et parce que je n’ai pas confiance en moi non plus. Je ne veux pas confondre besoin et attirance, et je ne sais pas où j’en suis avec elle. Je ressens le besoin de la voir tous les jours, même pour cinq minutes. Même si c’est pour lui adresser trois mots d’un air faussement indifférent. Même si c’est pour la fuir quelques secondes après. C’est étrange comme sentiment. J’ai pris goût à cette routine. J’ai pris goût de sentir son parfum dans chaque pièce de la maison. C’est à la fois tellement agréable et frustrant. J’ai de plus en plus de mal à garder la distance avec Evan. Disons qu’elle ne m’aide pas vraiment non plus… Si au départ tous ces petits gestes me dérangeaient, je pourrais dis que je ne pourrais plus m’en passer aujourd’hui. Heureusement qu’elle ne doute de rien. J’espère qu’elle ne doute de rien… Mes mains tremblent. J’ai rarement senti mon corps me lâcher à cause de la fatigue, mais ce soir il n’y a pas que le manque de force qui me travaille. C’est une accumulation de tout. « Enfin, nous verrons en temps et en heure. Le plus tard possible. Comment tu te sens ? Tu as des vertiges ? Tu devrais t’asseoir. Assied toi. Tu veux boire quelque chose ? Je sais pas, hum. » « Non, j'ai besoin de rien, ça va. » Une fois assise, j’appuie une nouvelle fois ma tête entre mes mains, le regard perdu dans le vide. Je ne sais pas vraiment dans quel état d’esprit je me trouve maintenant. Je suis à la fois épuisée et énervée, mais je sens aussi que je pourrais craquer à tout moment. Je divague, ma tête tourne. « Qu’est-ce qui se passe, Morgan ? » Je relève difficilement mon visage vers celui d’Evan, pour la regarder. « Je suis juste fatiguée... » C’est tellement plus simple de tout remettre sur la fatigue. Mais je sais qu’Evan n’est pas aussi naïve pour le croire. Son regard insistant fait resurgir toute ma peine et c’est finalement les larmes aux yeux que je lui adresse un faible sourire désolé avant de lui demander d’une voix étouffée. « Finalement, je veux bien un verre... » N’importe quoi, du moment qu’il contient suffisamment d’alcool pour m’assommer pendant 24 heures, ou plus. « Désolée. Je voulais pas que t’assiste à ça. C'est… c'est  gênant. » J’ai honte de me montrer dans cet état devant Evan. Mais si elle n'était pas arrivée, j'aurai probablement déjà brisé toute la vaisselle et j'aurai fini la nuit sur le canapé. Un énième regard en direction de la blonde, un énième espoir qu’elle décide de retourner se coucher pour me laisser tranquille, mais je finis par craquer avant. Les yeux rouges de fatigue et de larmes retenues bien trop longtemps, je détourne mon visage de celui d’Evan et inspire profondément. « Je peux plus supporter de voir ma mère dans cet état. Ça me rend malade de ne rien pouvoir faire. » Je suis médecin, merde. C’est comme être pompier et regarder une maison brûler sans pouvoir réagir. Être flic et assister à un meurtre sans pouvoir bouger. Je déteste ce sentiment d’impuissance. Mais ce n’est pas ce qui me travaille le plus, dans cette histoire. « Elle vit ses derniers jours et tout ce que j’ai envie de lui dire c’est qu’elle m’a pourrie la vie depuis mon enfance. Comment je peux être aussi infecte… » et le sujet de ma mère n’est qu’un problème parmi tant d’autres. Mais l’une des principales causes de mon état actuel se trouve en ce moment même devant moi. Comment le lui faire comprendre sans avoir besoin de lui dire? C’est impossible.
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MessageSujet: Re: Don't you shoot that thing at me. ≡ ft. Evan   Dim 8 Avr - 20:33

Je n’arrive pas à comprendre pourquoi je ressens cet étrange besoin de prendre soin de Morgan. C’est un besoin qui se fait presque de plus en plus vital, et je n’arrive pas à l’expliquer. La voir ainsi ce soir me fait terriblement mal au coeur, et j’essaie de l’appréhender peu à peu. Elle semble s’ouvrir à moi davantage que d’habitude, alors j’en profite pour lui glisser quelques mots, sous entendant que je ne suis pas obligée de partir une fois que sa mère ne sera plus parmi nous. Elle le sait, et au fond de moi, j’espère ne jamais avoir besoin à partir. Je change rapidement de sujet, lui demandant si elle a besoin de quelque chose, de boire, ou un truc de ce genre là. « Non, j’ai besoin de rien, ça va. » Je lui offre un léger sourire, mais je ne suis pas convaincue. Je reprend alors la parole afin de lui demander ce qu’il se passe réellement. « Je suis juste fatiguée… » Je fronce légèrement les sourcils, et, relevant la tête vers elle, mon coeur se serre en observant les perles au coin de ses yeux. Je n’ai jamais pu la voir dans cet état, et dieu sait si j’aurais préféré éviter. Je m’approche doucement d’elle, ne voulant pas la brusquer ou me faire repousser. « Finalement, je veux bien un verre... » Je lui souris légèrement, et me dirige vers le meuble à verre de la cuisine. J’en sors un, et attrape le whisky. J’en verse légèrement à l’intérieur tandis que Morgan reprend la parole. « Désolée. Je voulais pas que t’assiste à ça. C'est… c'est  gênant. » Je secoue vivement la tête. « Non, ce n’est pas gênant. Ne sois pas gênée avec moi Morgan… » Je m’approche d’elle dans l’espoir de lui donner son verre afin qu’elle se détente, mais elle tourne la tête et je comprend que ses joues sont sur le point de s’inonder de larmes. Qu’est-ce qui se passe ? Je n’arrive pas à comprendre, je suis perdue, littéralement et je me sens impuissante. « Je peux plus supporter de voir ma mère dans cet état. Ça me rend malade de ne rien pouvoir faire. » Je baisse légèrement les yeux. « Elle vit ses derniers jours et tout ce que j’ai envie de lui dire c’est qu’elle m’a pourrie la vie depuis mon enfance. Comment je peux être aussi infecte… » Je secoue la tête. « Tais-toi. » Je m’approche davantage d’elle, et cette fois-ci, je pose ma main contre son épaule après avoir déposé le verre sur la table basse. « Tu ne dois pas dire ça… Tu n’es pas infecte, et tu le sais très bien. Ta mère t’aime Megan… Tu veux me parler de ce qu’il s’est passé avec ta mère ? Tu as le droit de lui en vouloir pour certaine chose. On ne choisit pas ses parents… Cependant, on peut choisir de passer à autre chose. Et tu dois faire ce choix, vraiment. » Je lui offre un léger sourire, et continue de caresser son épaule doucement. « Je suis là… Tu ne seras pas seule. Tu ne l’es pas, et tu ne le seras pas, même quand elle ne sera plus là Morgan. Maintenant détend toi, lâche toi… Ne sois pas gênée, je suis là pour ça aussi… » Je tente un léger baiser sur sa tempe, déglutissant légèrement en me décalant. J’ai juste besoin qu’elle se sente mieux. Et entourée.
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